Ma démarche

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Depuis trop longtemps, les politiques libérales menées en Europe et dans notre pays affaiblissent notre économie et percutent notre modèle social et républicain.

En 2012, les Français l’avaient bien vu et ont voté pour le changement. Il devait être progressif, permettre de libérer notre pays de l’emprise de la finance, des banques et assurer le redressement dans la justice. Il s’agissait aussi d’engager une réorientation de l’Union européenne. Le Président de la République a très vite tourné le dos à ses engagements, dès l’absence de renégociation du traité européen « TSCG » pour reprendre les vieilles recettes dérégulatrices et une antienne trop connu : il n’y a pas d’autre politique possible ! Les mêmes causes ont produits les mêmes effets : chômage, précarité, inégalités en hausse et pouvoir d’achat, conditions de vie dégradées.

Nous avons été nombreux à multiplier les alertes, à résister à ce rouleau compresseur de la pensée unique. Aujourd’hui est venu le temps pour nous de prendre l’offensive. Nous pouvons, nous devons engager une autre politique.

Les thèses de la « mondialisation heureuse », sont en recul, contestées dans la plupart des pays jusqu’au cœur du système, les États-Unis. La vague libérale retombe : c’est une nouvelle période qui s’amorce.

François Hollande et le gouvernement ne veulent pas le voir et nous proposent de poursuivre voire d’accélérer dans la même direction ; la droite fait de la surenchère ultra-libérale. Dans tous les cas, c’est l’impasse et des régressions programmées.

Si la gauche, les socialistes, les progressistes ne présentent pas une alternative réelle, les replis nationalistes et identitaires prendront le dessus comme seule -et dangereuse- solution de rechange aux yeux du peuple.

Voilà ce qui est en jeu à cette présidentielle.

Les Français peuvent et doivent être acteurs du nouveau cycle historique qui s’ouvre.

Ensemble nous pouvons reprendre en main notre destin et engager de nouvelles conquêtes. Conquêtes démocratiques, conquêtes sociales, conquêtes éthiques, environnementales, culturelles. Au fond, il s’agit pour nos générations et surtout les plus jeunes de reprendre le flambeau des idéaux républicains, une république sociale où la liberté, l’égalité, la fraternité ne sont pas des mots creux mais des avancées concrètes, des terres gagnées face au pouvoir de l’argent, à la domination du plus fort, aux intérêts d’une minorité qui veut tout, tout de suite, au détriment de l’intérêt général. L’enjeu est aussi de promouvoir un nouveau mode de développement, respectueux de la planète, des écosystèmes et de l’avenir de l’humanité.

Voilà le sens de ma candidature.

J’opposerai à la résignation et aux petits calculs frileux le volontarisme, le rassemblement des forces de gauche et écologistes avec une politique de sortie de crise qui réponde aux attentes de nos concitoyens, remobilise le pays, prépare un avenir pour tous.

Ma candidature puise sa légitimité dans la constance de mes combats – la défense des plus faibles, des couches populaires et des salariés –, dans le courage à affronter l’adversité sans renoncer.

Elle prend appui sur une expérience d’élue, de responsable politique, de militante associative – en particulier pour le droit au logement ou l’économie sociale et solidaire – de vice-présidente du Parlement Européen, de parlementaire et de ministre. Elle me permet de mesurer l’urgence de séparer l’État de sa technocratie et de changer les pratiques politiques.

J’assume pleinement la gauche de gouvernement, la voie de la réforme qui ne saurait être travestie comme l’élément de langage du renoncement. L’élection présidentielle doit être le moment où est présenté un programme précis, préparé collectivement, débattu avec les citoyens et qui engage un nouveau chemin.

Ce site participatif doit permettre un échange, une confrontation constructive en particulier avec toutes celles et ceux qui agissent dans leur entreprises, les associations, la vie locale, des engagements syndicaux et citoyens. Tous ceux qui transforment au quotidien notre société. Ensemble nous devons construire la France que nous voulons.

Rien n’est possible sans le peuple, sans les citoyens !

Il faut être déterminé à affronter ces « élites » qui décrient notre pays, nous imposent leur vues et défendent le plus souvent les intérêts et le pouvoir des puissants. Trop de politiques, souvent issus des mêmes milieux leur ont laissé prendre une place déterminante dans les choix de notre nation. Ma candidature dit stop à la démission du politique.

La France est une grande puissance qui compte, tant sur le plan économique que dans le concert des nations. Elle a plus de possibilités qu’on ne le dit : retrouver une vraie maîtrise de son destin, redresser son économie, son industrie et défendre un modèle singulier à travers le monde. Notre pays, par son histoire, par son projet républicain ne peut se résigner à un ordre mondial et une logique qui bafoue l’égalité, la souveraineté populaire, l’intérêt général, nos valeurs humanistes.

Seule la gauche – une gauche qui revendique fièrement ses valeurs, qui s’assume et qui se respecte – peut incarner, aujourd’hui, cet idéal républicain. Parce que l’enjeu est d’abord social et démocratique.

Opposée depuis toujours à la 5ème République, je crois essentiel et urgent de transformer en profondeur nos institutions. C’est une priorité et un levier indispensable pour revivifier notre démocratie et redonner à tous ceux qui ne sont jamais entendus et écoutés les moyens de peser sur les choix de notre pays. La démocratie représentative ne peut plus se limiter à un moment de mobilisation une fois tous les cinq ans.

La politique, le vote des citoyens doit prévaloir sur des lois économiques qui deviennent des dogmes, une pensée unique. Ce combat s’impose en France comme en Europe.

Il est grand temps que la France fasse entendre sa voix en Europe et cesse ces politiques d’alignement à l’austérité, le marché libre et non faussé, des carcans monétaristes, des politiques qui ont laissé dériver notre continent et dévitalisé le projet européen. Une refondation profonde de la construction européenne est une exigence absolue qui ne saurait être promise pour une échéance lointaine. Il faut oser maintenant. Oser un rapport de force, que seul un grand pays comme la France avec un mandat clair de son peuple peut et doit engager pour changer de cap. L’objectif est une Europe au service de ses peuples, en aucun cas l’abandon de la solidarité européenne.

Rassembler la gauche, les écologistes, pour rassembler la France.

L’unité des forces de gauche et écologistes est non seulement le talisman de toute victoire mais aussi l’outil d’une transformation sociale effective, car capable de mettre en mouvement les citoyens. J’ai toujours œuvré dans ce sens. Je préside le club « Gauche Avenir » qui a travaillé sans discontinuer à l’élaboration de convergences concrètes pour une alliance rouge-rose-verte. Elles peuvent servir de base à une plate-forme présidentielle qui au-delà peut entraîner une majorité dans le pays.

Les primaires ont aussi vocation à associer les français à de vrais débats de fond, et à des choix clairs. Je souhaite contribuer à un vrai débat programmatique, sérieux et en rupture avec les orientations actuelles, qui ouvre une nouvelle page pour notre pays, l’Europe et engage une transition vers un nouveau modèle de développement « éco-socialiste ».