Mes engagements – L’environnement

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2015 : Elle se mobilise pour la réussite de la COP 21. Si elle se félicite de l’accord obtenu, elle juge que les engagements ne suffisent pas. Elle appelle à ne pas relâcher l’effort et plaide pour l’éco-socialisme : « Évidemment, cet accord peut être lu selon qu’on voit la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine. En tout état de cause, il faut penser simultanément à deux exigences : agir ici maintenant pour tenir les engagements et combler au plus vite les lacunes, les manques.

Cette COP 21 doit être un début, un accélérateur pour réussir l’indispensable transition énergétique.

Et là, avons-nous pris la mesure des changements que cela impose dans nos modes de production et de consommation ? Il faudra combattre vigoureusement, au sein même de nos pays, les inégalités qui entretiennent la course au toujours plus. Les travaux de Laurent Éloi sur la sociale- écologie sont très éclairants de ce point de vue.

Enfin, et on imagine bien que le sujet n’aurait pu faire consensus, la mondialisation libérale et la généralisation du libre-échange sans règles sociales et environnementales, sont de réelles menaces pour le changement climatique. C’est pourquoi pour utile que soit la COP 21, tant que les accords de l’OMC prendront le pas sur tous les autres, on ne permettra pas une avancée rapide l’indispensable transition qui a justement besoin d’aides publiques, de faire passer l’intérêt global d’un produit ou d’un service devant son coût, de pouvoir interdire ou dissuader des productions ou investissements défavorables à la lutte contre l’effet de serre, de privilégier le local aux circuits mondialisés avec des pollutions des transports, etc. »

Lienemann_Cabanel_PQ-PKP_2015Dans le cadre de la COP21, réception de Pierre-Karl Péladeau, Chef du Parti Québécois et de la délégation des souverainistes québécois à la COP, aux côtés de mon collègue sénateur socialiste Henri Cabanel

2009 : Marie-Noëlle Lienemann s’est toujours soucié d’allier la justice sociale et l’écologie c’est pourquoi elle n’a pas approuvé l’idée d’une contribution climat énergie fondée sur la taxation de la consommation intérieure mais sur une véritable taxe carbone, lié au bilan carbone. Elle a fait à de nombreuses reprises des propositions opérationnelles.

http://www.mnlienemann.fr/2009/09/une-vraie-taxe-carbone-contre-la-contribution-climat-energie-une-fiscalite-ecologique-alternative-au/

2011/2016 : Au Sénat, elle participera à l'examen de la loi transition énergétique, en particulier en ce qui concerne l’habitat, pour le développement des énergies renouvelables, pour la fermeture de Fessenheim. Avec l'examen de la loi Biodiversité, elle prend position pour l’interdiction des néo-nicotinoides et pour le bio dans les cantines.

2004/2009 : Députée européenne, elle sera rapporteure pour la directive stratégie marine qui sera approuvée en 2007 et organise la restauration du bon état écologique des mers et océans.

Lienemann_Greenpeace

Marie-Noëlle Lienemann a reçu le soutien de Greenpeace dans son action pour voter une directive ambitieuse.

Pendant tout son parcours européen, elle participera activement à l’élaboration des politiques européennes jusqu’en 2009, sur presque tous les sujets, en particulier le plan climat énergie, les normes de pollutions automobile, le programme de financement Life, REACH

2000 : Au Parlement européen, elle est rapporteure et participe à la codécision qui permet l’approbation de la directive cadre sur l’eau qui prévoit la restauration du bon état écologique des eaux douces et souterraines.

2001/2002 : comme secrétaire d’État chargée du logement, elle fait approuver par le conseil des ministres un plan « habitat et développement durable », crée l’observatoire de l’air intérieur, promeut la démarche Haute Qualité Environnementale (HQE). Elle organise avec Yves Cochet ministre de l’Environnement le grand débat sur la prévention des risques industriels à la suite de l’explosion de l'usine AZF à Toulouse et sur les nouvelles règles d’urbanisme à mettre en place.

Lienemann_Cochet_risques_industriels_2001

débat sur la réduction des risques industriels (novembre 2001)

1983 : devient la première responsable dans les instances dirigeantes du Parti socialiste chargée de l'environnement en étant nommée secrétaire nationale adjointe chargée de ce secteur.

1984 : Élue députée européenne elle siège à la commission environnement et participe aux premières grandes législations européennes contre les pluies acides, les pollutions des eaux,  les grandes catastrophes chimiques, les directives SEVESO, l'interdiction du plomb dans l'essence.

1988 : Elle rejoint l'Assemblée Nationale, elle s'oppose à la politique du tout nucléaire qui se confirme, et en particulier à l'ouverture de la centrale de Goldfech, ainsi que le passage au MOX, elle refuse d'accepter l'enfouissement des déchets nucléaires de longue durée et exige une transparence dans le secteur nucléaire qui a l'époque était totalement absente.

Elle publie un rapport parlementaire sur le thème « Europe Environnement » qui non seulement alerte l'administration française sur la nécessité de s'impliquer très en amont dans les dossiers européens mais suggère également la création d'un corps d'inspection environnemental européen.

1991 : elle organise à Athis-Mons (91), dont elle vient d'être élue maire, des États généraux de l'environnement en présence du ministre Brice Lalonde et met en œuvre le premier plan municipal de l'environnement signé en France.

Elle participe à la création du mouvement Génération écologie, avec Brice Lalonde, Noël Mamère, conçu comme un mouvement trans-partisan écologiste et socialiste. Elle ne suivra pas sa transformation en parti politique. Mais elle s'attachera à porter au PS cette exigence écologiste.