Mes engagements – Europe

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1984 : Élue députée européenne pour la première fois, elle défend dès son arrivée l’exigence d’une Europe sociale politique et la nécessité de politiques communes, en particulier dans le domaine des nouvelles technologies dans lequel l’Europe se fait distancer. Elle siège à la commission environnement, domaine où la communauté européenne aura un rôle pionnier.

1992 : elle vote OUI au traité Maastricht, espérant que la création de la Monnaie unique consolide le couple franco-allemand au moment de la chute du mur de Berlin et que cette nouvelle étape d’intégration enclenche des convergences sociales et un pilotage plus politique de l’UE.

1996 : alors que le PS élabore son projet d’avenir, avec ses amis de la Gauche socialiste, Marie-Noëlle Lienemann publie une brochure « Tourner la page de Maastricht », qui reprend l’amendement de la Gauche socialiste dans la convention nationale du PS sur les questions européennes, constatant que l’accélération de la financiarisation et de la vague libérale vont à rebours de ces objectifs et déstabilisent notre modèle social et républicain.

1997 : elle vote au parlement européen contre le traité d’Amsterdam qui grave dans le marbre des critères exigés pour tous les États, des dogmes qui bloquent toute politique favorable à la croissance, s’imposent à tous et tout le temps et privent ainsi les peuples de leur capacité à choisir des politiques économiques adaptés à la situation. Elle combat la ratification de ce traité proposée par Jacques Chirac et Lionel Jospin, alors même que le programme qui avait permis la victoire de la gauche prévoyait des conditions exigées pour le passage à l’Euro et qui n’étaient pas remplies. Pour elle, ce traité engage une période noire pour l’Europe : la croissance sera faible, les délocalisations se multiplieront, le chômage et les travailleurs pauvres augmenteront.

1999 : Marie-Noëlle Lienemann devient vice-présidente du Parlement Européen.

PE JUILLET 2006 22000 : Elle demande que le Parlement Européen boycotte le gouvernement autrichien où le parti d’extrême droite, le FPÖ de Jörg Haider, vient d’entrer. Elle s’inquiète de la passivité des institutions devant une certaine banalisation de l’extrême droite en Europe.
Elle refuse « la stratégie de Lisbonne » qui accélère le tournant libéral et le démantèlement des services publics. Elle préconise l’établissement d’une directive européenne protégeant les services publics, les biens communs et dérogeant ainsi au « tout concurrence ».
Elle fait adopter la directive cadre sur l’eau, dont elle est la rapporteure, et poursuit son actions au sein de la commission environnement, en particulier pour la préparation du paquet climat-énergie, les normes de pollutions automobile, etc.
Au sein du groupe socialiste et social-démocrate du parlement Européen, elle organise en club ceux qui résistent à la ligne de Blair et de Schröder : « La République sociale Européenne ».

211760_f2004 : L’élargissement aux pays d’Europe centrale et orientale lui apparaîtra immédiatement comme hâtive et mal négociée. Faute d’investissements massifs pour accompagner la modernisation de ces pays, c’est la solution du dumping social et fiscal qui leur est implicitement suggérée pour se développer en opposition avec les salariés de l’Ouest. Elle constate au parlement européen les grandes divergences de vues et d’objectifs qui existent entre les nouveaux États membres et une bonne partie des autres. Les conditions de cette entrée accentueront encore les inégalités, les problèmes et le malaise des peuples face à une construction européenne qui s’éloigne de leurs préoccupation et sur laquelle ils n’ont pas prise.

2005 : elle vote contre le projet de constitution européenne au Parlement européen et NON au référendum français organisé le 29 mai. Elle estime que ce vote consacre une fracture majeure entre l’électorat populaire et le PS, que ce dernier et François Hollande n’ont pas cherché à résorber.

manif_docker_janvier_2016aux côtés des dockers qui manifestaient devant le Parlement européen à Strasbourg en janvier 2006 

2007 : Présidente du Club « Gauche Avenir », elle lance, avec des personnalités de toute la gauche et écologistes, une campagne contre la ratification du traité de Lisbonne présenté par Nicolas Sarkozy et qui reprend l’essentiel du projet de constitution rejeté par le peuple français 2 ans plus tôt. Ils exhortent les parlementaires socialistes à voter contre la réforme constitutionnelle préalable au vote de ce traité. Hélas ! seulement 22 d’entre eux s’y opposeront. Ce déni de démocratie portera un coup fatal à la confiance des Français dans ses représentants et dans la construction européenne.

2008 : elle fait adopter la directive « stratégie marine » qui vise à restaurer le bon état écologique des mers et des océans, et dont elle était rapporteure au Parlement Européen.

2011 : Elle entre au Sénat et s’oppose à la mise en œuvre de la politique d’austérité imposée après la crise financière, alors que des milliards sont injectés pour sauver les banques. Elle vote contre la création d’un Mécanisme Européen de stabilité et les règles budgétaires et récessives imposées aux États.

2012 : elle s’oppose à la ratification du TSCG, qui inscrit les logiques d’austérité dans les traités européens et qui avaient été élaboré par Merkel et Sarkozy. La ratification est défendue par le gouvernement socialiste, alors même que François Hollande avait promis de le renégocier et de le compléter. Il n’a pas voulu engager le rapport de force qui s’imposait avec la chancelière allemande et ses partenaires. Rien n’obligeait pourtant à cette ratification. Le budget de la France doit désormais se soumettre à un examen de passage devant la commission européenne qui formule de pressantes « recommandations » avant d’être voté. La « règle d’or » est désormais inscrite dans les traités. En cas de non-respect, des sanctions financières peuvent être décidées par les autres pays !
Cet engagement non tenu et l’acceptation de la logique austéritaire va faire dévier, dès le début, le quinquennat de la voie tracée lors de son discours du Bourget. Pour compenser l’impossibilité de rentrer dans les clous des critères européens, à de nombreuses reprises le gouvernement acceptera de passer sous les fourches caudines de la commission, de ses « reformes structurelles ». La dernière en date est la loi El Khomri, qui promeut la remise en cause de la hiérarchie des normes et la facilitation des licenciements.
Elle jugera sévèrement l’attitude de l’UE face à la Grèce et le terrible chantage imposé à son peuple.
Elle travaille au rassemblement des ailes gauches des partis sociaux-démocrates, travaillistes et socialistes européens pour une réorientation profonde de la construction européenne.
Elle estime que la France, contributrice nette de l’UE, doit agir pour créer un nouveau rapport de force afin d’imposer un changement radical de cap et une feuille de route de sortie de crise.