Des visites, des rencontres en pleine actualité !

Des visites, des rencontres en pleine actualité !


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Priorité a l’hôpital public, à la santé, solidarité avec les personnels à l’hôpital de Villeneuve Saint Georges – 3 novembre 2016hopital_villeneuve-saint-georges

Après la visite des services de néo-natalité et de réanimation infantile, Marie-Noëlle Lienemann, accompagnée de Jérôme Guedj et de camarades du Val-de-Marne, a rencontré les organisations syndicales et des médecins. Leur constat était en phase totale avec le mouvement social de ce jour (mardi 8 novembre) et mettait en lumière une baisse des moyens, un stress accru, un statut inadapté et peu attractif de médecins hospitaliers, l’insuffisance des postes de personnels soignants. Ils ont aussi évoqué les conséquences négatives de la mise en œuvre des groupements hospitaliers de territoires, qui sont souvent inadaptés et n’organisent pas une offre cohérente, coordonnée et suffisante pour garantir l’égalité d’accès aux soins. Enfin nous avons longuement évoqué la nécessité de sortir d’une gestion purement financière au profit d’une gestion médicale et sociale, comme la suppression du numerus clausus pour le recrutement des médecins, d’un nouveau statut pour les médecins hospitaliers et une revalorisation des conditions de travail et de salaires des soignants.

Visite en Ariège dans un département où une politique de gauche concrète prendrait tout son sens – 4 et 5 novembre 2016

gaec_vicdessosMarie-Noëlle Lienemann rencontrait en début d’après-midi aux côtés d’Alain Durant, sénateur socialiste de l’Ariège, et de François Lafon, animateur du Club « Les Socialistes 09 » à Siguer les agriculteurs du GAEC de Vicdessos. Avec eux, elle a évoqué l’installation des jeunes, le maintien de estives, la nécessaire reforme de la PAC (qui doit être réorientée vers la promotion d’une agriculture bio, raisonnée et plus en phase avec les territoires), mais aussi de belles initiatives locales comme la création d’une miellerie et d’une plateforme pour les restaurants collectifs du territoire afin de commander aux producteurs locaux.

En fin d’après-midi, Marie-Noëlle Lienemann se penchait avec des anciens salariés de Péchiney sur le site de Sabart à Tarascon-sur-Ariège qui ont retracé toute la phase de désindustrialisation mais aussi manifesté leur inquiétude pour l’avenir.

Le soir, deux réunions ont permis d’engager le débat avec les militants et sympathisants de gauche. Que ce soit au sein de la fédération PS de l’Ariège à Foix et à l’invitation du Club « Les Socialistes 09 » à Tarascon, elle a pu présenter sa candidature aux primaires de gauche et tous ont constaté la nécessité de construire des convergences à gauche.

perles_et_casteletLe samedi 5 novembre,la visite d’un centre d’accueil de mineurs migrants à Perles-et-Castelet fut également marquant. Le maire a organisé des réunions avant l’arrivée de ces jeunes dans les locaux du centre action sociale d’EDF, les points de vue étaient variés, des craintes bien sûr mais qui semblent se dissiper. Beaucoup de solidarité s’est exprimée. De toute la vallée, les dons affluent. Les jeunes Afghans, mineurs isolés arrivant de Calais, sont marqués durablement par un grave stress dû à leur vécu en Afghanistan, leur voyage périlleux et leur séjour à Calais. Face à de tels parcours la solidarité s’impose et la République doit être à la hauteur. Bravo à l’équipe de l’association.

Mois de l’économie sociale et solidaire : vive les coopératives et les associations


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J’ai toujours considéré l’économie sociale et solidaire comme un pilier important de notre société et de notre développement ; à la fois parce qu’elle porte l’ambition d’entreprendre autrement, en particulier par le fait coopératif, et qu’elle promeut des activités non lucratives indispensables au lien social, à l’intérêt général.

Engagée de longue date dans le mouvement coopératif, en particulier comme présidente de la fédération des coopératives HLM, et comme membre de la direction de coop.fr, j’ai au Sénat présenté en juillet 2012, un rapport intitulé « Les coopératives en France : un atout pour le redressement économique, un pilier de l’économie sociale et solidaire ».

Il faisait de nombreuses propositions pour développer le monde coopératif. La loi sur l’ESS a repris certaines de ces suggestions, mais bien des points n’ont pas été retenus par les gouvernements de François Hollande. L’un des points qui me paraissait majeur, et qui – contrairement aux engagements de campagne du président de la République – n’a été ni soutenu par le gouvernement, ni voté, est la priorité réservée aux salariés en cas de reprise d’une entreprise et en particulier sous forme de coopérative. Il faudra engager une nouvelle étape pour assurer un accroissement significatif du nombre de coopératives. Je pense aussi aux CAE, coopératives d’activités et d’emploi, qui regroupent de travailleurs indépendants.

Il faut rappeler que les coopératives ne distribuent pas de dividendes aux actionnaires mais réinvestissent leurs profits pour assurer la pérennité et l’avenir de l’entreprise, et que la décision y est prise démocratiquement avec la règle 1 Homme = 1 Voix. Faire vivre cet idéal démocratique et de responsabilités partagées est une exigence qui doit être garantie et sans cesse consolidée.

Dans mes engagements 2017, je propose de voter cette priorité de reprise par les salariés avec de nouveaux outils pour favoriser la reprise coopérative.

Le CICE a été très défavorable à l’économie sociale et solidaire, qui ne payant que peu ou pas d’impôt sur les sociétés, n’a pu en bénéficier, alors même que ses concurrents privés le touchait.

Cette pénalisation à touche aussi le monde associatif. Ce qui était un comble puisque cela revenait à offrir un avantage aux structures privées lucratives ; concernant les activités sociales, éducatives ou d’intérêt général, un certain rattrapage a été engagé, pour les associations, à l’issue d’un rapport parlementaire présenté par Jerome Guedj en décembre 2013 et intitulé « Impact de la mise en œuvre du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) sur la fiscalité du secteur privé non lucratif ».

Mais tout n’est pas réglé, loin de là. S’y ajoute un mouvement de baisse des subventions assez général sous l’effet des restrictions budgétaires notamment en direction des collectivités locales. Ces dernières, soit pour faire face aux dotations de l’État, soit pour des raisons politiques, en particulier en cas de changements de majorité locale, ont très souvent diminué leur soutien au monde associatif. L’ouverture de nombreux secteur à la concurrence a rendu plus difficile encore l’action des associations.

Dans mes engagements pour 2017, je propose de mettre fin à ces injustices, de soutenir au contraire la priorité associative et à l’ESS ainsi que la création d’un ministère et d’un grand service public de l’éducation populaire qui apportera un souffle nouveau a l’engagement associatif.

A Travail égal, salaire égal : du concret ! #7novembre16h34


7novembre16h34

7novembre16h34Les femmes ont bien raison de se mobiliser pour exiger l’égalité professionnelle et salariale…

Car, en dépit des lois votées, les faits, les inégalités et les injustices persistent. Il faut faire évoluer les mentalités, favoriser les bonnes pratiques et innovations et sanctionner les défaillances et inerties. Oui, les progrès sont encore nettement insuffisants : une concentration des femmes dans quelques filières professionnelles, des difficultés d’accès aux postes à responsabilités, des écarts de rémunération toujours importants (en France, environ 19%) et des temps partiels encore majoritairement occupés par des femmes. Le rapport publié en septembre par France Stratégie montre qu’être une femme est le premier facteur d’inégalités dans l’environnement professionnel.

Agir partout, susciter une mobilisation générale est devenu un enjeu essentiel

  • Il faut développer partout de testing au moment des embauches.
  • la puissance publique, les fonctions publiques nationales locales ou hospitalières devraient être exemplaires, innovantes et généraliser les bonnes pratiques. Par exemple, il faut créer des postes de médiation de l’égalité homme/femme qui auront aussi en charge de soutenir les femmes qui estimeraient subir une injustice de traitement, qui établirait non seulement des rapports annuels mais aussi des préconisations d’action, de formation, etc.

Changer les pratiques

  • c’est aussi restaurer l’obligation de négociation annuelle, avec un temps spécifique, dans les entreprises sur l’égalité professionnelle et la présentation d’un document aux instances chargées du contrôle et éventuellement des sanctions.
  • c’est rendre publique tous les ans la liste des entreprises sanctionnées pour non respect des lois sur ce sujet.

Relancer le pouvoir d’achat : augmenter le SMIC dès 2017


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La relance du pouvoir d’achat est le premier volet de la politique de relance que je propose de mettre en œuvre. Aujourd’hui, c’est bel et bien la demande qui crée l’emploi et non l’inverse, comme le supposent à tort les initiateurs du Pacte de responsabilité. Venir en aide aux plus nécessiteux, victimes d’une conjoncture défavorable, et soutenir la demande pour regarnir le carnet de commandes des entreprises procède d’une même démarche. C’est dans cet objectif qu’il me paraît nécessaire d’agir rapidement pour augmenter les salaires et le pouvoir d’achat des plus modestes : C’est pourquoi je propose – notamment – de porter le SMIC à 1 300 € nets dès le début du quinquennat – il devra atteindre les 1 500 € nets avant 2022.

SMIC 2016 : les montants du salaire minimum

La hausse du SMIC au 1er janvier 2016 s’est limité à 0,6%, pour atteindre près de 1.144 euros net, ce qui reste une faible augmentation. Cela équivaut à 9,67 euros de l’heure.

Du 1er janvier au 31 décembre 2016

SMIC brut

SMIC NET
(environ*)

Smic horaire

9,67 euros

7,54 euros

Smic mensuel 35H (151,67 H)
après déduction de la CSG et CRDS

1.466,62 euros

1.143,72 euros

Smic mensuel 39H (169 H)
majoration de 10% des HS
majoration de 25% des HS


1.651 euros
1.676 euros

SMIC ANNUEL Brut temps complet

17.600 euros soit 17,6 K

Le SMIC annuel à 1.300 euros net constituerait une augmentation de 156 euros soit de de 13,6% (sur un trimestre 468 euros). Cela fait environ 1 euro de l’heure de plus et passerait le SMIC horaire net de 8,55 euros de l’heure.

1- C’est absorbable par les entreprises et constitue une sorte de contrepartie pour le CICE et le pacte de stabilité ( qui devait créer 1 Millions d’emplois !)

Le gouvernement indique que le pacte de responsabilité a baissé le “le coût du travail de 450€/trimestre et par SMIC, soit 150 euros par mois, 11% du smic brut

Depuis 2014, ce crédit d’impôt accessible à toutes les entreprises quelle que soit leur taille, réduit de 6 % la masse salariale sur les salaires allant jusqu’à 2.800 € nets par mois (9 % dans les DOM).

Les entreprises de forte main d’œuvre qui ne se situent pas dans les secteurs très exportateurs et soumis à une concurrence mondiale ou européenne, n’avaient pas besoin de ces aides sans ciblage et contreparties. Elles ont donc des marges de manœuvre pour absorber cette hausse du SMIC.

2- Un effet important sur la relance de l’activité et l’emploi

Ce dont ont besoin nos entreprise est des carnets de commandes pleins, donc une relance de la consommation (la droite prétend la créé – à une moindre ampleur- par la demande des plus aisés avec une baisse généralisée de l’impôt sur le revenu, nous la proposons une hausse du SMIC (impact bas et moyens salaires) et une progressivité retrouvée de l’impôt qui réduira (fusion CSG IR) ce qui est payé par les plus modestes et les revenus moyens.

L’augmentation du SMIC horaire net d’un euro représenterait un gain mensuel de 156€ et bénéficierait directement ou indirectement à 6 millions de salariés. Dont 3 millions au SMIC). Cette mesure augmenterait le pouvoir d’achat de plus de 10 Milliards par an, ce qui aurait un effet « booster » très important pour notre croissance. Il est urgent de répondre à l’insuffisance de la demande, bien plus pénalisante pour les entreprises que la faiblesse de leurs marges. Selon le FMI, le coefficient multiplicateur entre les sommes injectées dans l’économie et le PIB créé est de 1,7 donc le PIB augmenterait avec cette seule mesure de 17 Milliards par an et comme nos prélèvements obligatoires représentent 45% du PIB, on peut attendre 7,5 Milliards soit pour le budget d’Etat, soit pour les cotisations sociales.

Par ailleurs la droite ne cesse de parler de la valeur travail mais le premier moyen de revaloriser le travail c’est d’augmenter les salaires. Aujourd’hui Le SMIC n’est supérieur que de 150€ au seuil de pauvreté. C’est d’autant plus important que bon nombre des salariés ne travaillent pas à temps plein et du coup même en travaillant il ne peuvent vivre . Cette hausse du SMIC combat la montée continue du nombre de travailleurs pauvres.

3- un mouvement de hausse du salaire minimum est un mouvement général dans le monde

Aux USA Hillary Clinton propose une augmentation du salaire minimum pour le porter au niveau fédéral à 12 dollars (10,7 euros) de l’heure, quand Sanders défendait 15 dollars (13,4 euros), comme c’est déjà le cas dans plusieurs Etats depuis un mouvement social né il y a quatre ans à New York.

Par ailleurs il y quelques pays européens déjà au-dessus de ce seuil

Evidemment notre combat sera d’obtenir un mouvement comparable en Europe et plus largement un traité anti-dumping de convergences sociales vers le haut.

REFUSER LA RATIFICATION DU CETA, LE COMBAT CONTINUE, UN ENGAGEMENT MAJEUR POUR 2017


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Lorsque le gouvernement wallon a finalement donné son accord pour la signature du CETA, traité de libre-échange UE/Canada, il a obtenu certaines «  garanties » et en tout cas sa décision ne préjuge pas de la ratification ultérieure par son parlement. Ainsi nous ne devons pas faiblir dans la mobilisation contre ce traité et sa ratification.

Ce qu’a obtenu le parlement Wallon :

  • Clause de sauvegarde générale permettant à la Belgique ou une région de la Belgique se retirer du CETA ;
  • L’annonce que le mécanisme de règlement des différends doit évoluer vers une cour internationale publique ;
  • Dans le domaine agricole, des mécanismes de sauvegarde particuliers sont prévus pour les consommateurs et les agriculteurs permettant l’activation de mesures de protection et soutien, y compris lorsqu’un déséquilibre de marché est identifié pour un seul produit ;
  • Les services aux personnes au sens large (y compris associatif) et les mécanismes d’assurance sociale sont pleinement protégés et exclus du champ d’application du CETA.

Les élus belges ont estimé que des engagements réels ont été obtenus sur ces différents points. Ainsi ce pays a adjoint une Déclaration de la Belgique (Etat fédéral et entités fédérées) pour la signature du CETA. Elle comprend les aménagements suivants :

  • La Belgique a pris acte de ce que l’application provisoire du CETA ne s’étend pas à diverses dispositions du CETA, notamment en matière de protection d’investissement et de règlement des différends (ICS), conformément à la décision du Conseil relative à l’application provisoire du CETA. Elle a en outre pris acte du droit de chaque partie à mettre fin à l’application provisoire du CETA conformément à son article 30.7 ;
  • Les autorités procéderont à intervalles réguliers à une évaluation des effets socio-économiques et environnementaux de l’application provisoire du CETA ;
  • L’État fédéral en matière agricole se réserve le droit d’activer la clause de sauvegarde en cas de déséquilibre de marché, y compris lorsque ce déséquilibre est identifié pour un seul produit. Des seuils précis seront déterminés au conseil européenen dans les 12 mois qui suivent la signature du CETA déterminant ce que l’on entend par déséquilibre de marché.

On peut se demander pourquoi le gouvernement français n’a pas été capable de s’opposer à ce projet ou pourquoi il n’a pas soutenu les Wallons. Cela aurait totalement changé le rapport de force et sans doute permis de bloquer ce mauvais coup. A minima nous aurions pu obtenir des garanties majeures supplémentaires.

Les arguments donnés par Matthias Fekl, le secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur sont pour le moins surprenants. Le système d’arbitrage serait très différent du système prévu d’ISCS.

Or il n’y a pas de rupture majeure entre le système d’arbitrage proposé et l’ancien ISCS sur deux points majeurs :

  1. La cour de justice des Investissements (nouveau nom donné au dispositif) limitera le pouvoir de régulation des États au profit d’intérêts privés, tout comme un tribunal arbitral privé ;
  2. Ce ne sont pas ni des magistrats qui jugeront et ni les Cours de Justice des États membres qui jugeront.

Le texte du CETA prévoit que les États ont le droit de réglementer et écartent un certain nombre de secteurs du champ des plaintes des investisseurs (santé publique, environnement, sécurité, protection sociale ou du consommateur, diversité culturelle) pour des motifs de « traitement juste et équitable », mais ces plaintes peuvent demeurer au motif d’entraves aux principes de traitement national ou de la nation la plus favorisée. Mais plus grave encore, la reconnaissance de la capacité des États à réguler reste limitée car soumise à un « test de nécessité » : c’est l’arbitrage qui doit juger de cette nécessité (sont-elles fondées au regard des objectifs annoncés ?) et pourra interpréter cette notion.

On pourrait citer encore d’autres limitations qui laissent encore un champ très large aux investisseurs pour contester les choix des États.

Cette Cour appelée “Cour de justice des investissements” ne sera pas constituée de juges mais d’arbitres. Ce sont des « experts » rémunérés par cette Cour mais s’ils ont une rémunération fixe une part importante sera réglée par les parties de l’arbitrage… Or seules les entreprises peuvent aller en arbitrages, dont le nombre constituera des ressources pour ces arbitres !!! Il y aura une déclaration d’intérêt des arbitres, mais elle sera volontaire et aucune sanction n’est prévue.

L’association européenne des magistrats a clairement indiqué que ce système est inutile et compromet l’ordre juridique de l’UE. Il n’atteint pas le niveau nécessaire d’impartialité et d’indépendance.

Par ailleurs, les multinationales seront les seules à avoir le choix de leurs arbitrages : soit les Cours de justice des États soit la Cour arbitrale.

Étrange argument de Matthias Fekl pour soutenir le CETA. Selon lui, lorsqu’on l’interroge sur le fait qu’il serait plus normal de saisir les Cours de justice des États membres de l’UE, il répond qu’elles ne sont pas toutes fiables !

Ce qui est surprenant car il s’agit de Cour de justice de pays membres de l’UE, qui sont donc aussi amenée à juger des différends entre entreprises, particuliers et États au sein de l’Europe… Le CETA permettant le choix de la saisine par les entreprises canadiennes, elles pourront aisément faire appel à ces tribunaux jugés douteux par le gouvernement français…

En réalité, il n’y a pas de changement réel de nature avec ce nouveau système arbitral et si nous l’acceptons pour le CETA, il fera école nous privant d’un arbitrage public par des magistrats.

L’autre argument répété pour soutenir le CETA est l’effet positif qu’il aura sur la croissance et l’emploi.

On connaît ce genre d’affirmation à chaque fois qu’est engagé une nouvelle étape du libre-échange. Force est de constater que ces promesses sont chaque fois contredites dans les faits. Les grandes bénéficiaires sont les multinationales et non les économies réelles des pays, les PME ou les peuples.

D’ailleurs de nombreuses études montrent tout au contraire l’effet négatif sur l’emploi.

Sans compter que les annonces de croissance supplémentaire (très contestables) font l’impasse sur la nature de celle-ci et ses impacts négatifs pour l’environnement.

A quoi bon multiplier les échanges de Bovins de part et d’autre de l’Atlantique en accroissant les transports et les gaz à effet de serre ? Ceci n’est qu’un exemple. D’ailleurs la fondation Nicolas Hulot fait une analyse très fouillée du CETA pour conclure qu’il est très négatif pour la lutte contre le changement climatique.

Des menaces sur nos services publics actuels et à venir.

Pour la première fois, on passe d’une liste positive des secteurs qu’on ouvre à la concurrence à l’inverse, une liste « négative » c’est-à-dire les secteurs qui bénéficient d’une dérogation à la libre concurrence. Tous les autres secteurs sont par défaut ouverts à la concurrence des entreprises et opérateurs étrangers.

Des restrictions sont prévues, elles concernent « les services fournis dans le cadre d’une autorité gouvernementale ». Ce concept renvoie aux activités qui ne sont exercées ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec les opérateurs privés. Dans l’UE, aucun service social ou à vocation d’intérêt public n’est plus soumis à un monopole public complet sauf la police, la justice et la défense…

La France a établi peu de réserve sur ce sujet majeur des services publics et n’a introduit aucune réserve concernant des mesures futures. Ainsi il sera impossible d’exclure des modalités de prestation de services actuels ou nouveaux dans le futur puisque la liste enferme les exceptions autorisées.

Avec le CETA, un gouvernement futur ne pourra pas renforcer les règles et le champ des services publics.

* * *

Aussi ne renonçons pas la présidentielle de 2017 doit être l’occasion de contester la ratification du CETA.

C’est l’un de mes engagements, avec l’abandon des négociations du TAFTA.

Rencontres et de dialogues à travers toute la France


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mnl_philippe_grosvallet_nantesMercredi 26 octobre : Nantes et Orvault

Avant de rejoindre le débat organisé par Labolitique à Orvault, une rencontre au Conseil Départemental avec son président Philippe Grosvalet. Nous évoquons les problèmes industriels, la nécessité d’allier dans une perspective à moyen terme des grands travaux (en particulier rapidement en faveur des énergies renouvelables mais aussi des plans de filières associant grandes entreprises, sous-traitants, États et collectivités publiques, etc.).

Orvault : après une rencontre amicale avec les responsables de la section socialiste qui m’accueillent cordialement, le débat « qu’est-ce qu’être de gauche, qu’est-ce qu’être de droite ? cela a-t-il encore un sens ? », m’oppose à Pierre Méhaignerie, ancien ministre.

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article de Ouest France du 29 octobre 2016

Jeudi 27 octobre : Tournon et Lyon

mnl_autoecole_tournon_1Jmnl_autoecole_tournon_2e visite le groupement coopératif « tremplin » qui développe de nombreuses actions d’insertion professionnelle : Ressourcerie, association intermédiaire, chantiers d’insertion et auto-école sociale. Vraiment un travail impressionnant, un sens aigu de l’innovation, une réelle efficacité. Des professionnels engagés et des responsables associatifs entreprenant ! On parlera de ma proposition de gratuité du permis de conduire pour les jeunes, mais aussi des menaces de réductions des subventions de la région Rhône-Alpes – et d’autres – pour toutes ces actions pourtant si utiles.

Le soir, à Lyon, je retrouve les camarades socialistes. Nous parlons de la situation si dégradée à gauche mais avec la conviction que les Français attendent une alternative à la politique gouvernementale, aux recettes ultra-libérales de la droite et aux thèses xénophobes et de repli identitaire de l’extrême droite. C’est l’enjeu de la primaire de gauche et le sens de ma candidature.

mnl_universites_europennes_maison_des_potesVendredi 28 octobre : Paris.

Universités européennes de lutte contre le racisme et les discriminations, organisées par la Maison des Potes. On reparle CV Anonyme, récépissé pour lutter contre les contrôles au faciès, mais aussi revenu de base pour les jeunes de moins de 28 ans, création d’un service public et d’un grand service public de l’Éducation populaire.

BMFTV – Ruth El Krieff – mardi 1er novembre 2016


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Marie-Noëlle Lienemann était l’invitée mardi 1er novembre à 19h15 de Ruth El Krieff sur BFMTV.

La candidate à la primaire de gauche a affirmé que l’on devait s’appuyer sur la vie quotidienne de nos concitoyens pour porter une gauche concrète et relancer le pays ; elle a défendu ses propositions en matière de politique économique et de développement des énergies renouvelables. Elle a affirmé sa conviction que la contestation de la “mondialisation libérale” pouvait être un point d’appui pour une gauche qui a la volonté de transformer la société.

Ayant contesté dès le départ les orientations libérales des gouvernements de François Hollande, en faisant des propositions alternatives, elle rappelle que l’on ne peut distinguer François Hollande et Manuel Valls en termes de lignes politique et stratégique et que ce qu’ils représentent doit être battu dans la primaire de gauche, pour faire émerger une alternative progressiste, qui évite l’élimination au premier tour et ouvre l’espoir d’une victoire de la gauche au printemps 2017.

“Dimanche en Politique” France 3 IdF 30 octobre


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Pour la socialiste Marie-Noëlle Lienemann, “on ne peut pas vivre avec un exécutif en tension permanente

Marie-Noëlle Lienemann était l’invitée de “Dimanche en Politique IDF“, ce 30 octobre. La candidate à la primaire de la gauche revient sur les tensions entre François Hollande et Manuel Valls. “Il y a une sorte de décomposition“, déclare-t-elle. Elle marque sa différence avec Montebourg et Hamon.

Publié le , mis à jour le

Les politiques sont-ils dans la vraie vie ?

“Candidate de la gauche concrète”

Après la bévue de Jean-François Copé sur le prix du pain au chocolat, c’est la question à poser à tous les politiques. Marie-Noëlle Lienemann, candidate à la primaire de la gauche, était l’invitée de “Dimanche en Politique” ce dimanche sur notre antenne. Elle se revendique comme la candidate du concret.

Je suis la candidate de la gauche concrète, pas simplement du concret“, rectifie-t-elle. “La politique doit s’attacher à la vie quotidienne des Français“, ajoute-t-elle. “Il faut donc la connaître un peu ?“, lui demande-t-on. “Il faut la connaître beaucoup, même passionnément“, répond-elle.

Vérification immédiate : connaît-elle le prix du livre sur François Hollande, “Un président ne devrait pas dire ça” ? “Non, je l’ai acheté mais avec d’autres choses donc je n’ai pas isolé le prix. Je dirai 22 euros“, commente la sénatrice de Paris. Pas mal. Le prix est de 24,50 euros.

“Un exécutif en tension permanente”

Marie-Noëlle Lienemann est donc bien dans la vraie vie du parti socialiste. François Hollande lui fait-il honte pour reprendre l’expression de Manuel Valls ? “Je suis consterné par ce livre, mais ce que je constate dans les propos de Manuel Valls, c’est qu’on ne peut pas vivre avec un exécutif en tension permanente“, commente la candidate. “S’il y a un malaise, c’est que la politique menée depuis le début de ce quinquennat, et qui s’est accéléré avec Manuel Valls, est en échec. Face à cet échec, il y a une sorte de décomposition et d’ultime division“, poursuit-elle.

On la ramène sur l’émotion suscitée par ce livre de confidences au sein du PS. “Je ne suis pas dans l’affect. Je fais une analyse politique de la ligne définie par François Hollande qui n’est pas différente de celle de Manuel Valls“, précise-t-elle.

Alors François Hollande est-il un zombie en cette fin de mandat ? “Il n’est pas en position de rassembler la gauche pour gagner l’élection présidentielle. Je ne crois pas qu’il porte un avenir pour le pays“, déclare Marie-Noëlle Lienemann qui se prépare à une candidature à la primaire de la gauche. “À la primaire, que ce soit Hollande ou Valls, la ligne politique est la même. C’est celle que je combats et c’est pour cela que je suis candidate pour porter une alternative“, ajoute-t-elle.

Ses différences avec Montebourg et Hamon

Avec Arnaud Montebourg et Benoit Hamon, elle est la troisième représentante de la gauche du PS à cette primaire. Qu’est ce qui la distingue des deux autres ? “Moi, je n’ai jamais été dans le gouvernement de François Hollande“, répond-elle. “Je n’ai pas toujours bien compris quand Benoit Hamon et Arnaud Montebourg ont adoubé l’arrivée de Manuel Valls. Manuel a beaucoup de défauts mais il a aussi une qualité : il fait ce qu’il dit. Et ce qu’il dit n’est pas ce qu’on voulait“, argumente la sénatrice de Paris. “À l’étape où nous sommes, ce qu’attendent nos concitoyens c’est de la sincérité, de la cohérence, des choses précises que l’on peut tenir. Je crois avoir fait la preuve dans ma vie politique que l’on peut me faire confiance là-dessus“, poursuit-elle.

Je suis prête. Par rapport à mes deux camarades. J’ai une spécificité. J’attache beaucoup d’importance à la hausse des salaires“, poursuit-elle, concédant néanmoins qu’une entente sera toujours possible. “Si on veut gagner et donner un nouvel élan dans la société, il faut rassembler toute la gauche. Mon égo ne passe pas au-dessus de cette exigence, mais il faut d’abord des convergences politiques“, conclut-elle.

Politique Matin sur LCP-AN le 28 octobre 2016


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Marie-Noëlle Lienemann était l’invitée à 9h00 de l’émission “politique matin” sur la chaîne LCP-AN.

Elle a confirmé qu’elle était dès aujourd’hui en capacité de déposer sa candidature à la primaire de gauche, qui se déroulera les 22 et 29 janvier prochains, ayant déjà réuni les parrainages suffisants pour le faire. Elle a défendu ses propositions pour la campagne de l’élection présidentielle et notamment la création d’une sixième semaine de congés payés pour tous, capitalisable dans le compte épargne temps permettant ainsi de réduire le temps de travail tout au long de la vie.

Elle a redit sa conviction que la ligne politique représentée par François Hollande et Manuel Valls serait battue lors de la primaire de gauche et a défendu la nécessité de construire des convergences politiques entre les différents candidats de gauche alternatif afin qu’une perspective de victoire contre le couple exécutif actuel soit assurée par la promotion d’un projet commun au second tour de la primaire. Cette alternative politique ancrée à gauche est la seule chance de redonner espoir et de créer une dynamique de rassemblement qui permette à la gauche d’être présente au second tour de l’élection présidentielle.

LE CRASH TEST POLITIQUE – Le Figaro – 27 octobre 2016


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xvmb23dddb4-9b8b-11e6-a606-bf1a3ab457d6Marie-Noëlle Lienemann: «On doit mieux taxer Google ou Apple»

Par lefigaro.fr Publié le 27/10/2016 à 10:34

LE CRASH TEST POLITIQUE – Les candidats à l’élection présidentielle à l’épreuve du numérique. Leur vision, leurs propositions pour que l’entrepreneuriat et l’innovation soient au cœur de la campagne.

Éducation, économie, société … Le Figaro, l’accélérateur NUMA, le cabinet de conseil Taddeo et l’application GOV proposent le «Crash Test Politique», une nouvelle émission qui traite des enjeux numériques en vue de l’élection présidentielle de 2017. Les candidats ou leurs représentants viennent exposer leurs mesures et leur vision du numérique, de l’entreprenariat et de l’innovation, avant de répondre aux questions d’un entrepreneur ou d’un expert venu les défier. Le Crash Test Politique est présenté par la journaliste Hermine Mauzé.

Cette semaine, le Crash Test Politique reçoit Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris et candidate à la primaire du parti socialiste. Elle propose trois solutions pour soutenir l’entreprenariat en France.

Premièrement, se concentrer sur les banques et les difficultés d’emprunt. Marie-Noëlle Lienemann veut aussi améliorer les relations entre les grandes entreprises et les TPE du numérique, afin de faciliter l’accélération de ces dernières. Enfin, elle souhaite la création d’un Haut-commissariat au numérique.

Autre sujet de prédilection de Marie-Noëlle Lienemann, l’imposition des géants américains du Web et des nouvelles technologies. Elle souhaite que ces derniers paient des impôts non pas sur leurs profits déclarés, mais sur leur activité réelle.

Face à Marie-Noëlle Lienemann, le cofondateur et PDG de la start-up française The Morning Company, Thomas Barret, ainsi que Lucie Ronfaut, journaliste au Figaro spécialisée dans les nouvelles technologies.

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