L’épreuve de vérité – mardi 13 décembre 2016

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L’épreuve de vérité – mardi 13 décembre 2016


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Invitée : Marie-Noëlle Lienemann – L’épreuve de… par publicsenat

Le programme de la droite devrait « donner à la gauche des chances », selon Marie-Noëlle Lienemann

LES ECHOS

Marie-Noëlle Lienemann a finalement abandonné. La sénatrice de Paris qui avait lancé sa campagne en octobre sur le thème « La gauche, c’est la justice sociale » a annoncé au journal Le Monde ne pas vouloir « un éparpillement des voix ». Invitée de « L’Epreuve de vérité » de Public-Sénat , Radio Classique et Les Echos, elle refuse toutefois de prendre partie pour Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon : « Dans ce premier tour de la primaire, je ne souhaite pas prendre position pour l’un des deux candidats de la gauche du PS (…) parce que je veux garder ma liberté de ton et ma liberté de proposition car j’observe qu’un certain nombre de sujets que je porte, à mon avis, méritent d’être mieux portés par l’un et l’autre ».

Si elle explique avoir fait l’objet de pressions – « diverses et variées : elles viennent de tous les bords » -, elle assure que celles-ci n’ont pas eu d’impact sur son choix de se retirer de la course : « Il me semble que je n’étais pas en situation de pouvoir être la candidate unique. » Autrement dit, jouer la carte du rassemblement alors que les candidatures se multiplient à l’approche du scrutin.

Une candidature Peillon improvisée ?

Dernière en date : celle de Vincent Peillon . Alors que l’ex-ministre de l’Education entend occuper un espace laissé vacant au centre du Parti socialiste, depuis le renoncement de François Hollande à briguer un second mandat, Marie-Noëlle Lienemann affirme être surprise par sa candidature  : « Il arrive un peu dans le jeu de nulle part et la première chose qu’il dit est qu’il est d’accord avec le bilan de François Hollande, donc je ne peux pas être d’accord avec Vincent Peillon. »

A la question de savoir si la candidature de l’ancien ministre de l’Education est improvisée, et se situe surtout en contestation de Manuel Valls et de sa ligne à droite du PS, Marie-Noëlle Lienemann répond : « Je n’en sais rien, mais quand même, on peut dire, sans être grand clerc, [que] ça ressemble beaucoup à ça. »

L’ex-candidate appelle ensuite son camp à se rassembler autour d’un projet : « Je le dis d’autant plus que le fait que la droite française soit à rebours de l’histoire, avec des politiques ultra-libérales, devrait donner à la gauche des chances, plus qu’elle ne le croit ».

Manuel Valls « ne peut pas être le centre de gravité » de la gauche

« J’ai toujours plaidé pour qu’il y ait un programme commun (…) avec l’ensemble des forces de gauche qui sont prêtes à gouverner, donc de Jean-Luc Mélenchon à Manuel Valls… Mais la question est : où est le cœur, la décision, le centre de gravité ? », explique Marie-Noëlle Lienemann. Manuel Valls « ne peut pas être le centre de gravité ».

 

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