Mes premières propositions pour 2017

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Mes premières propositions pour 2017


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Décidons ensemble de la France que nous voulons

Les primaires citoyennes ont l’obligation de permettre au peuple de gauche de se faire entendre et de peser sur les prochaines élections. Nous devons affirmer une nouvelle offensive politique, qui doit se construire avec trois priorités :

  • La justice sociale, clé de voûte de la force de la France, de son redressement et de la création d’emplois ;
  • Un nouveau souffle pour le pacte républicain et notre démocratie ;
  • Une France plus indépendante sur la scène internationale.

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CHANGER DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE : UNE VRAIE PRIORITÉ POUR L’EMPLOI !

Des emplois permettant de vivre dignement !

Tout n’a pas été fait pour l’emploi ! Depuis 20 ans, les mêmes politiques prétendent réduire le chômage, les déficits, l’endettement et échouent. Ouvriers, employés, chômeurs et désormais classes moyennes : tous sont perdants dans la mondialisation libérale. La France a pourtant des marges de manoeuvres ; elle a les moyens de changer radicalement de cap.

Je propose une politique de relance, sociale, écologique et numérique, alliant justice sociale et redressement productif. Celle-ci n’a plus été tentée depuis très longtemps, ce qui explique que la croissance, dans notre pays, reste désespérément atone.

Cette relance doit être l’occasion d’avancer vers un nouveau mode de développement et de donner tout son sens à l’éco-socialisme où chaque territoire sera considéré dans la reconquête économique, où chaque citoyen pourra trouver sa place et être utile à la société, où la restauration des éco-systèmes locaux et planétaires et l’épanouissement humain seront nos nouvelles frontières.

Il faut reprendre le chemin de la réduction du temps de travail, mouvement naturel de l’histoire de l’humanité et élément essentiel du progrès social puisqu’il permet le développement humain et accompagne les évolutions technologiques et scientifiques. Nous devons reprendre ce chemin sans complexe.

Proposition 1 : UN PLAN DE RELANCE : DÈS 2017, ENGAGER UN PROGRAMME DE 35 MDS €

La politique de relance mise en oeuvre dès le début du quinquennat comprendra 3 volets :

  • Relance de la consommation populaire : des mesures immédiates pour une reprise à court terme ;
  • Relance par des investissements publics et des grands projets modernisateurs soutenant la ré-industrialisation, pour un redressement à moyen terme ;
  • Une réforme fiscale fondatrice, juste socialement et garante de croissance à long terme en favorisant l’innovation et la transition écologique.

Ce plan mobilisera des dépenses budgétaires nouvelles mais aussi des sommes stérilisées, aujourd’hui mal utilisées, sans efficacité économique ni sociale, comme la plus grande part du CICE ou du pacte de responsabilité. Par ailleurs, sa mise en oeuvre rapportera aussi des recettes additionnelles à l’Etat et aux comptes sociaux. Il faudra agir vite, dès 2017, et y consacrer 35 milliards d’euros sur les premières années du quinquennat. Cette impulsion pourrait doper l’activité de 2 points de PIB supplémentaires et faire passer durablement le taux de croissance au-dessus de 2%, ce qui n’a plus été le cas depuis 2011, c’est-à-dire au-dessus des prévisions actuelles (1,6% en 2017 ). 300 000 emplois pourraient être ainsi créés.

Proposition 2 : LA RELANCE DU POUVOIR D’ACHAT, DES REVENUS DÉCENTS

Aujourd’hui, c’est bel et bien la demande qui crée l’emploi et non l’inverse, comme le supposent à tort les initiateurs du Pacte de responsabilité.

  • Augmenter les salaires et le pouvoir d’achat des plus modestes : le SMIC à 1 300 € nets dès le début du quinquennat – 1 500 € avant 2022.
  • Une loi interdira que les écarts de salaires soient supérieurs à 100 au sein d’une même entreprise ou d’un même groupe.
  • Un revenu de base sera instauré pour tous les jeunes de moins de 28 ans, sans se substituer à l’ensemble des allocations dont ils peuvent bénéficier comme les allocations logements ; elle pourra être financée par une augmentation des impôts sur les successions les plus importantes (solidarité entre générations).

Proposition 3 : INVESTISSEMENTS ET GRANDS TRAVAUX

Une politique de grands travaux modernisateurs sera établie, avec de nouvelles méthodes de planification territorialisée, et s’attachera à trois priorité : la transition énergétique, la révolution numérique, le logement.

Trois urgences s’imposent :

  • Un plan « logement » : produire massivement de nouveaux logements sociaux et réhabiliter l’ancien pour lutter contre la précarité énergétique avec un principe de « zéro taxe » ; prendre des mesures anti-spéculatives et imposer de façon plus juste la rente foncière.
  • Un plan « énergies renouvelables » : plafond à 50 % de production nucléaire ; électrification d’une partie substantielle du parc automobile ; contrats de plans spécifiques avec les régions.
  • La création d’un haut-commissariat à l’économie numérique avec une mobilisation massive de financements publics et privés (passage à la 4G, couverture des zones « blanches »).

Proposition 4 : UNE NOUVELLE ÉTAPE DANS LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL

  • Une 6ème semaine de congé payés sera instaurée pour tous : cumulable dans un compte épargne-temps, elle permettra d’engager une nouvelle étape de la réduction du temps de travail tout au long de la vie ;
  • Des négociations de branches sur la semaine de 4 jours, sans baisse de salaires, ni coûts supplémentaires pour l’entreprise (ciblage du CICE et des baisse des cotisations chômage au regard des emplois crées).

Proposition 5 : DES CONDITIONS DE TRAVAIL DE QUALITÉ

  • La hiérarchie des normes et le principe de faveur dans les accords entre partenaires sociaux seront rétablis dès 2017 ;
  • La participation des représentants des salariés dans les conseils d’administration sera généralisée.

SORTIR D’UNE DÉMOCRATIE OPAQUE ET CONFISQUÉE, RESTAURER LA SOUVERAINETÉ POPULAIRE

Proposition 6 : DÉ-MONARCHISER NOS INSTITUTIONS

Concentration des « pouvoirs » dans les mains du seul Président, abaissement du Parlement, contournement du vote des citoyens et de leurs aspirations… Il est temps de restaurer notre contrat démocratique. Je propose un référendum en 2017 pour un changement profond de nos institutions :

  • suppression du 49.3 et du droit de dissolution, désignation du Premier ministre par le Parlement, élargissement et développement du référendum (ratification par le peuple de tout nouveau traité européen – et des traités négociés par l’UE –, facilitation du référendum d’initiative populaire, référendum abrogatoire contre certaines lois) ;
  • instauration d’un scrutin pour moitié proportionnel pour l’élection des députés ;
  • développement des pratiques participatives en généralisant la consultation numérique avant l’établissement de nouvelles lois, voire avant les délibérations des collectivités locales.

Proposition 7 : LIBÉRER L’ACTION PUBLIQUE DES LOBBIES

La porosité entre le service de l’État et les grandes entreprises est néfaste. Les mêmes préparent les textes régulant certaines activités puis vont ensuite défendre dans le secteur privé les intérêts qu’ils étaient chargés d’encadrer ; ils bafouent la souveraineté populaire et vident de son sens l’intérêt général. Selon cette « caste », quelle que soit la majorité, il n’y a jamais d’autres politiques possibles.

  • Le pantouflage sera interdit : les hauts fonctionnaires ne pourront plus faire des allers-retours entre le secteur public et privé ;
  • Une haute autorité sera créée pour veiller à l’indépendance des experts consultés par les autorités indépendantes ou la puissance publique (examiner les risques de conflits d’intérêt). Des représentants des ONG, des syndicats et des usagers y seront associés.

LA RÉPUBLIQUE, CONCRÈTE, PARTOUT ET POUR TOUS

Plus de République, aujourd’hui c’est plus d’égalité

La modernisation des services publics ne peut être synonyme de régression, ou de leur disparition dans certains territoires. Un effort essentiel doit être réalisé dans le domaine de la santé.

Assurer la sécurité intérieure est un impératif absolu

Cela nécessite de mobiliser des moyens – et les Français doivent connaître l’effort national en la matière ainsi que les choix faits et la mobilisation prévue pour les défendre tant face aux menaces terroristes qu’à la délinquance plus ordinaire – mais aussi de travailler sur le long terme à consolider notre cohésion nationale.

Proposition 8 : UNE LOI CADRE POUR DES SERVICES PUBLICS PRÉSENTS ET EFFICACES

  • « Une école, un hôpital, une poste, des transports en commun à proximité » : Une loi-cadre fixera un maillage des services publics « garantis », un observatoire citoyen évaluera la réalité de leur accès et la qualité du service, des actions concrètes pour combattre les discriminations ;
  • remettre à flot l’hôpital public : la gestion comptable doit être remplacée par un pilotage médicalisé et les fermetures de postes doivent être arrêtées ;
  • garantir une médecine accessible partout et pour tous : fin de la liberté d’installation des médecins, des dépassements d’honoraire (avec revalorisation de certains tarifs de la sécurité sociale et des remboursements), et du numerus clausus ;
  • garantir l’accès de tous à des soins et une santé de qualité : contrat de rattrapage des professions médicales et paramédicales dans chaque région.

Proposition 9 : AGIR DURABLEMENT POUR LA SÉCURITÉ DES FRANÇAIS

  • Une loi de programmation pluriannuelle pour la sécurité intérieure prévoira la montée en puissance des moyens humains, matériels, techniques des forces de l’ordre, de renseignement intérieur et de la justice ainsi que leurs missions prioritaires et le déploiement territorial.
  • Réorganisation des services de renseignement en consolidant la présence humaine de terrain en particulier pour s’adapter aux enjeux du contre-terrorisme.

Proposition 10 : ÉDUCATIONS NATIONALE ET POPULAIRE RENFORCÉES

L’élévation du niveau culturel de nos concitoyens, la transmission de nos valeurs républicaines, de leur force émancipatrice, constituent l’un des défis majeurs. (Retrouvez ici en détail les propositions sur l’éducation)

  • Retrouvons notre place dans les 15 premiers pays (Pisa), valorisons pleinement les enseignants. Donnons nous les moyens de faire reculer les inégalités et l’échec scolaires ;
  • Un grand ministère de l’éducation populaire sera créé : Il complétera l’action éducative de l’école publique en prenant en charge le financement, la coordination des temps d’activités périscolaires qui doivent redevenir gratuits ; il assurera un maillage et une diversité d’activités de qualité partout et pour tous ; il sera garant de l’égalité républicaine, de la compétence des personnels éducatifs et promouvra une éthique civique. Il devra aussi veiller et suivre le développement des activités d’éducation populaire dans les quartiers et les territoires défavorisés. Il travaillera en lien étroit avec le monde de la culture et du sport, tant au niveau local que national.

EUROPE : LA RÉORIENTATION COMME ULTIMATUM

La France doit refuser sans complexe l’impasse actuelle. Le temps n’est plus aux petits pas !
A chaque alerte lancée par les citoyens, l’Europe et nos dirigeants font la sourde oreille et veulent poursuivre imperturbablement des politiques qui nous conduisent dans le mur et éloignent les peuples du bel idéal européen.

Les promesses de réorientation n’ont pas été tenues. Alors il faut dire clairement ce que nous voulons et adopter une méthode pour l’obtenir. La France a les moyens de se faire entendre.

Je propose trois piliers pour cette réorientation :

  • La relance à la place de l’austérité ;
  • La solidarité à la place de la concurrence entre les peuples ;
  • La protection à la place du libre-échange généralisé.

Mais, surtout, je défendrai une méthode : parler franchement et fermement à nos partenaires, dire ce que la France veut, prendre des décisions pour défendre ses intérêts et ceux de l’Europe, promouvoir une certaine vision de l’Union, en essayant d’abord de convaincre mais en assumant, si besoin est, les nécessaires rapports de force.

Les déséquilibres actuels entre Etats membres, la domination de l’idéologie libérale et conservatrice ne sauraient perdurer sans mettre en péril l’existence même de l’UE.

Proposition 11 : LA RELANCE EUROPÉENNE À LA PLACE DE L’AUSTÉRITÉ

Une « feuille de route » de sortie de crise à la place du pacte de stabilité (relance de la consommation, convergences sociales, investissements, cadrages budgétaires différenciés par pays, objectif de parité monétaire 1 euro = 1 dollar).

Proposition 12 : LA SOLIDARITÉ À LA PLACE DE LA CONCURRENCE ENTRE LES PEUPLES

Un traité anti-dumping social et fiscal, avec des convergences progressives vers le haut pour les standards sociaux (SMIC européen, impôts sur les sociétés, etc.).

Proposition 13 : LA PROTECTION À LA PLACE DU LIBRE-ÉCHANGE GÉNÉRALISÉ

Restaurer la préférence communautaire et élaborer un « Buy European Act », complétant l’engagement pour le « made in France » et des clauses d’intérêt national en particulier pour la ré-industrialisation et les services publics.

Proposition 14 : UNE FRANCE QUI AFFIRME SA VISION ET CRÉE UN RAPPORT DE FORCE

Dès le début du quinquennat, la France présentera à ses partenaires un mémorandum sur ses attentes de réorientation, mais elle annoncera aussi sa décision :

  • de suspendre immédiatement l’application des directives « aides d’Etat » et « travailleurs détachés » qui, en l’état, jouent contre ses intérêts majeurs (chômage, désindustrialisation) ;
  • de demander la mise en place d’exceptions (Opt-out) pour les services publics.

Et faute de réorientation pour une relance européenne, la France suspendra l’application des articles du traité concernant le pacte de stabilité et bloquera sa contribution au budget communautaire.

Proposition 15 : UNE GARANTIE : LE SOUTIEN POPULAIRE

Inscrire dans la constitution la ratification obligatoirement par référendum de tout traité européen ou traité international signé par l’Union Européenne.

Proposition 16 : RÉÉQUILIBRER LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE DE LA FRANCE

Depuis 2005, après avoir résisté aux options des néo-conservateurs US, nous nous sommes trop laissé entraîner dans leur sillage. Et les politiques d’intervention militaire ont le plus souvent déstabilisé des régions particulièrement sensibles du proche et moyen orient. Seules des solutions, militaires et évidemment politiques, largement portées pas les acteurs de la région permettront de sortir du chaos actuel.

De surcroît, nous n’avons pas suffisamment affirmé les positions diplomatiques historiques de la France, en particulier celles d’un équilibre entre les USA, la Russie, mais aussi désormais la Chine et des puissances émergentes.

Une réorientation de cette politique est devenue indispensable pour restaurer davantage d’indépendance et d’autonomie sur la scène internationale.

La France ne saurait se laisser engager dans un prétendu camp occidental pour régler les problèmes ; elle doit refuser les tentations dominatrices des uns et des autres et privilégier un dialogue lucide avec l’ensemble des acteurs pour faire émerger une communauté internationale multipolaire et régulée.

Chacun voit bien que désormais les choix internationaux de la France ont un impact évident sur les Français. C’est vrai pour l’économie, l’écologie et le terrain politique de la paix et de la sécurité.

Dans tous les cas, il est nécessaire de placer autant que possible nos interventions extérieures sous l’égide de l’ONU.

Il est grand temps de réévaluer sérieusement, à l’aune de ces choix, le terrain et la nature de nos interventions, mais aussi les moyens à consacrer à nos armées pour ce faire, sans éluder la question de l’organisation de notre force de frappe nucléaire. La France doit désormais prendre des initiatives en faveur du désarmement nucléaire à l’échelle planétaire et affirmer son idéal de paix.

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